En quête de pitance, nous commençons la journée par un petit tour dans les rues du centre-ville de Tortosa. La vieille ville n'est pas du tout adaptée aux voitures : comme à Alquézar, il est formé d'un enchevêtrement de ruelles étroites et d'escaliers qui conservent l'ombre et la fraîcheur. Nous remarquons de grands "trous" crépis en jaune : on dirait que des bouts de maisons en été détruits et les ruines juste consolidées sans jamais être rebâties. Peut-être des vestiges de bombardements pendant la guerre civile dont on aurait voulu garder la mémoire ?
Le centre ancien n'est pas très vivant, nous n'y trouvons aucun bar attrayant. Il nous faut revenir dans le centre-ville moderne pour prendre le petit déj', en terrasse sous des arcades. Les rayons du soleil sont déjà bien en action. Nous retournons dans les vieilles rues juste après, pour visiter la cathédrale et le musée aménagé dans les anciens bâtiments canoniques. Là, un labyrinthe entre les fondations montre des vestiges d'objets ayant servi à la construction (mortiers, etc.). Au-dessus, nous admirons les ornements sacerdotaux, les tableaux et sculptures religieux et les objets liturgiques témoins de l'histoire de la cathédrale de Tortosa. Une pièce a été aménagée avec les stalles du chœur, un superbe ensemble aux panneaux admirablement sculptés. Au milieu de la pièce trônent de grands livres liturgiques. Les partitions des chants grégoriens sont immenses, sans doute pour être visibles depuis les stalles par tous les chanteurs. L'intérieur de la cathédrale est plutôt gothique, avec beaucoup de hauteur sous voûte, mais peu d'éclairage. Elle est très vaste et son double déambulatoire est sans doute bien adapté à la circulation des pèlerins. Par contre, l'extérieur (le portail) est tout à fait baroque. Et surchargé, comme il se doit.
Après cette visite, nous retournons dans le delta de l'Ebre, en privilégiant la partie sud, aujourd'hui. Nous avons trouvé une carte plus précise de la zone, ce qui nous permet de repérer plus facilement les observatoires. Depuis plusieurs, nous avons une belle vue sur la lagune et les nombreuses espèces d'oiseaux qui la fréquentent. Des Grèbes castagneux ont établi leur nid au bord d'un canal, quasiment invisibles. Nous pique-niquons à côté de cette roselière avant de continuer la tournée des observatoires du secteur. L'un a été construit à côté d'un buisson, un des rares du coin, devenu de ce fait le point de rendez-vous des passereaux en migration. Nous y trouvons des Fauvettes à tête noire ainsi que des Pouillots fitis et ibériques. Plus loin, c'est un Guêpier d'Europe qui file sous nos yeux.
Nous quittons maintenant le delta et ses rizières encore à sec. Pendant ces deux jours, nous avons vu beaucoup de tracteurs travailler la terre, aplanir les champs et préparer la mise en eau, mais aucune rizière n'est encore inondée. Nous montons un peu au nord pour nous rapprocher de Barcelone. Nous avons réservé une chambre à l'hôtel Robert, à la Pobla de Claramunt. Comme nous partons, Antoine me fait remarquer que nous allons passer près du "triangle cistercien", c'est à dire Poblet, Valbona et Santes Creus, des abbayes cisterciennes reconnues pour leur beauté patrimoniale. J'avais bien pensé visiter Poblet, mais plutôt sur la route du retour car je croyais que c'était situé au nord de Barcelone. Erreur : c'est au sud. Poblet nous oblige à un petit détour et comme le monastère est encore occupé par des religieux, il ferme trop tôt pour nous. Dommage. Qu'à cela ne tienne, nous nous orientons vers Santes Creus, quitté par les moines depuis la fin du XVIIIème siècle et qui a l'avantage d'être plus sur notre route. Celle-ci est encore bien jolie, elle serpente dans la montagne. Santes Creus est un monastère perché, comme tant d'autres. Malheureusement, il est quand même trop tard quand nous y parvenons. Nous ne pouvons en voir que l'extérieur, ce qui donne encore plus envie d'y pénétrer. Il est construit dans un style tout à fait cistercien, assez dépouillé, mais auquel on a ajouté des bâtiments conventuels baroques, évidemment kitchounets, et sur la façade, des modillons historiés de têtes et d'animaux.
Nous poursuivons notre chemin par plusieurs kilomètres de virages entre des talus ocre jaune et des falaises de terre rouge brique : un environnement de toute beauté sur fond de ciel de plus en plus noir à l'horizon. Ca éloise et des gouttes finissent par tomber. C'est un bel orage dont nous ne prenons que la queue. Nous recevons les dernières gouttes en arrivant à la Pobla de Claramunt. L'hôtel Robert est juste à l'entrée du bourg. Il concentre toutes les fonctions de service du village : hébergement mais aussi restaurant, bar (indispensable) et station-service. C'est vraiment un établissement dans le genre chic ancien. Des serviettes de toilette aux sachets de sucre, tout est marqué au chiffre de l'hôtel. Le must : le réceptionniste, un homme d'un âge certain, trouve notre réservation dans une petite boîte de fiches. L'ancêtre de l'ordinateur ! Mais si, ils en ont bien un pour éditer les factures.
Notre chambre, elle, est moderne et confortable. Nous dînons dans la salle de restaurant, en bas, en suivant sur le téléphone d'Antoine l'évolution du match entre le LOU et le Stade Rochelais.
Le centre ancien n'est pas très vivant, nous n'y trouvons aucun bar attrayant. Il nous faut revenir dans le centre-ville moderne pour prendre le petit déj', en terrasse sous des arcades. Les rayons du soleil sont déjà bien en action. Nous retournons dans les vieilles rues juste après, pour visiter la cathédrale et le musée aménagé dans les anciens bâtiments canoniques. Là, un labyrinthe entre les fondations montre des vestiges d'objets ayant servi à la construction (mortiers, etc.). Au-dessus, nous admirons les ornements sacerdotaux, les tableaux et sculptures religieux et les objets liturgiques témoins de l'histoire de la cathédrale de Tortosa. Une pièce a été aménagée avec les stalles du chœur, un superbe ensemble aux panneaux admirablement sculptés. Au milieu de la pièce trônent de grands livres liturgiques. Les partitions des chants grégoriens sont immenses, sans doute pour être visibles depuis les stalles par tous les chanteurs. L'intérieur de la cathédrale est plutôt gothique, avec beaucoup de hauteur sous voûte, mais peu d'éclairage. Elle est très vaste et son double déambulatoire est sans doute bien adapté à la circulation des pèlerins. Par contre, l'extérieur (le portail) est tout à fait baroque. Et surchargé, comme il se doit.
Nous quittons maintenant le delta et ses rizières encore à sec. Pendant ces deux jours, nous avons vu beaucoup de tracteurs travailler la terre, aplanir les champs et préparer la mise en eau, mais aucune rizière n'est encore inondée. Nous montons un peu au nord pour nous rapprocher de Barcelone. Nous avons réservé une chambre à l'hôtel Robert, à la Pobla de Claramunt. Comme nous partons, Antoine me fait remarquer que nous allons passer près du "triangle cistercien", c'est à dire Poblet, Valbona et Santes Creus, des abbayes cisterciennes reconnues pour leur beauté patrimoniale. J'avais bien pensé visiter Poblet, mais plutôt sur la route du retour car je croyais que c'était situé au nord de Barcelone. Erreur : c'est au sud. Poblet nous oblige à un petit détour et comme le monastère est encore occupé par des religieux, il ferme trop tôt pour nous. Dommage. Qu'à cela ne tienne, nous nous orientons vers Santes Creus, quitté par les moines depuis la fin du XVIIIème siècle et qui a l'avantage d'être plus sur notre route. Celle-ci est encore bien jolie, elle serpente dans la montagne. Santes Creus est un monastère perché, comme tant d'autres. Malheureusement, il est quand même trop tard quand nous y parvenons. Nous ne pouvons en voir que l'extérieur, ce qui donne encore plus envie d'y pénétrer. Il est construit dans un style tout à fait cistercien, assez dépouillé, mais auquel on a ajouté des bâtiments conventuels baroques, évidemment kitchounets, et sur la façade, des modillons historiés de têtes et d'animaux.
Nous poursuivons notre chemin par plusieurs kilomètres de virages entre des talus ocre jaune et des falaises de terre rouge brique : un environnement de toute beauté sur fond de ciel de plus en plus noir à l'horizon. Ca éloise et des gouttes finissent par tomber. C'est un bel orage dont nous ne prenons que la queue. Nous recevons les dernières gouttes en arrivant à la Pobla de Claramunt. L'hôtel Robert est juste à l'entrée du bourg. Il concentre toutes les fonctions de service du village : hébergement mais aussi restaurant, bar (indispensable) et station-service. C'est vraiment un établissement dans le genre chic ancien. Des serviettes de toilette aux sachets de sucre, tout est marqué au chiffre de l'hôtel. Le must : le réceptionniste, un homme d'un âge certain, trouve notre réservation dans une petite boîte de fiches. L'ancêtre de l'ordinateur ! Mais si, ils en ont bien un pour éditer les factures.
Notre chambre, elle, est moderne et confortable. Nous dînons dans la salle de restaurant, en bas, en suivant sur le téléphone d'Antoine l'évolution du match entre le LOU et le Stade Rochelais.
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