Malheureusement, nous n'avons pas pu obtenir de billets pour la Sagrada Familia ; ils étaient déjà tous vendus pour la journée. Nous nous sommes donc rabattus sur une autre réalisation de Gaudí et avons choisi la Casa Battló, présentée par le Routard comme son œuvre la plus aboutie. Effectivement, nous sommes tout de suite séduits par les lignes de la maison, aussi courbes à l'intérieur à l'extérieur. Le bâtiment est beaucoup plus grand qu'il n'y paraît, avec plusieurs pièces en profondeur. L'escalier présente une rampe ondulante qui rappelle une colonne vertébrale de baleine (ou peut-être de dragon ?), les vitraux semblent des bulles colorées, les portes en bois s'apprêtent à onduler sur leurs gonds, l'ingénieuse aération du grenier s'inspire des branchies d'un poisson géant, etc. Les verres dépolis et les carreaux de céramique bleue du puits de lumière nous plongent en plein océan.
Très esthétique, l'architecture de Gaudí est en même temps totalement fonctionnelle : les rampes sont adaptées à la position de la main qui y glisse, les poignées de fenêtres et les chaises sont ergonomiques, d'astucieuses grilles d'aération en bois percent les soubassement des baies, etc.
Nous poursuivons la route du modernisme par la Casa Milà et plusieurs autres maisons pour déboucher enfin devant la Sagrada Familia, face au portail de la Passion. Celui-ci nous fascine immédiatement avec ses lignes épurées, très contemporaines. Nous faisons le tour de l'église, passons dans une zone en travaux (ça fait un moment que la Sagrada Familia est en travaux, et c'est pas fini) avant de découvrir le portail de la Nativité, dont le décor est diamétralement opposé au portail précédent. Les fenêtres sont plus clairement d'inspiration gothique et les voussures un peu dégoulinantes. Au sommet des toitures, les pignons débordent de fruits et de céréales. Les colonnes obliques qui ornent les façades nous donnent un vague aperçu de ce que peut être leur utilisation à l'intérieur. L'ensemble est grandiose, dommage que nous ne puissions pas y entrer.
Nous reprenons le métro pour descendre vers la marina. Nous traversons un quartier populaire aux rues étroites qui était autrefois occupé par des pêcheurs. Le long de la plage, nous croisons beaucoup de monde (mais peu dans l'eau), et nous passons devant les installations des piscines olympiques de 1992. Le pont tournant de la marina laisse sortir un voilier. Nous continuons notre chemin par le port et l'esplanade qui le borde. Malgré le petit vent frais, il fait bien chaud au soleil. Nous n'avons emporté ni chapeaux ni bouteilles d'eau, si bien que nous avons maintenant soif. Et faim. Des fontaines distribuent de l'eau un peu partout. Nous grignotons un en-cas acheté sur un petit marché touristique. Pour le dessert, une glace est la bienvenue. Nous nous enfonçons ensuite dans le Barri Gòtic pour rallier la Plaça Reial et récupérer nos sacs à l'AJ.
Ensuite, c'est le retour par le métro et le train de banlieue jusqu'à Monistrol de Montserrat où nous attend sagement notre voiture. Nous prenons la route du nord, par Manresa, avec une halte à Vic, une petite ville construite autour d'un centre ancien. Nous faisons un petit tour par le vieux pont médiéval, la cathédrale (de style baroque mais avec un joli campanile plus ancien) et le temple romain redécouvert dans les ruines du château des Montcada, les seigneurs locaux. Vic est un village qui revendique une Catalogne autonome ; de nombreux drapeaux catalans pendent aux fenêtres.
Nous arrivons en début de soirée à Ripoll. Nous y avons réservé une chambre dans un hôtel soi-disant "sport", qui doit sans doute accueillir surtout des groupes. Nous avons un peu de mal à trouver l'entrée car il y a plusieurs bâtiments et l'adresse de la chambre n'est pas la même que celle de l'accueil. Finalement, nous trouvons la réception, mais aucun réceptionniste. Antoine appelle un des numéros de téléphone indiqués dans le hall et tombe sur un jeune gars sympathique qui lui explique que, ne pouvant être présent ce soir, il a laissé une enveloppe à notre intention sous le paillasson. L'enveloppe est trouvée, non sans mal car le gars croit que nous sommes à l'entrée de l'autre bâtiment. Nous voilà maintenant en possession de la clé, mais elle ne correspond à autre numéro de chambre du bâtiment. Quelques allers-retours plus tard, nous avons fini par trouver la porte qu'ouvre le clé et posé nos sacs dans la pièce.
Nous sortons dans le centre-ville pour dîner. Mais nous sommes loin du littoral et ce n'est plus le week-end de Pâques. Résultat : il n'y a pas grand-monde dans les rues malgré l'heure déjà avancée et pas grand-chose d'ouvert non plus. Nous tournons un moment avant de dégoter un bar à burgers tenu par trois jeunes femmes dynamiques. Populaire et tout à fait bon. De toute façon, on n'avait pas le choix.
Très esthétique, l'architecture de Gaudí est en même temps totalement fonctionnelle : les rampes sont adaptées à la position de la main qui y glisse, les poignées de fenêtres et les chaises sont ergonomiques, d'astucieuses grilles d'aération en bois percent les soubassement des baies, etc.
Nous poursuivons la route du modernisme par la Casa Milà et plusieurs autres maisons pour déboucher enfin devant la Sagrada Familia, face au portail de la Passion. Celui-ci nous fascine immédiatement avec ses lignes épurées, très contemporaines. Nous faisons le tour de l'église, passons dans une zone en travaux (ça fait un moment que la Sagrada Familia est en travaux, et c'est pas fini) avant de découvrir le portail de la Nativité, dont le décor est diamétralement opposé au portail précédent. Les fenêtres sont plus clairement d'inspiration gothique et les voussures un peu dégoulinantes. Au sommet des toitures, les pignons débordent de fruits et de céréales. Les colonnes obliques qui ornent les façades nous donnent un vague aperçu de ce que peut être leur utilisation à l'intérieur. L'ensemble est grandiose, dommage que nous ne puissions pas y entrer.
Nous reprenons le métro pour descendre vers la marina. Nous traversons un quartier populaire aux rues étroites qui était autrefois occupé par des pêcheurs. Le long de la plage, nous croisons beaucoup de monde (mais peu dans l'eau), et nous passons devant les installations des piscines olympiques de 1992. Le pont tournant de la marina laisse sortir un voilier. Nous continuons notre chemin par le port et l'esplanade qui le borde. Malgré le petit vent frais, il fait bien chaud au soleil. Nous n'avons emporté ni chapeaux ni bouteilles d'eau, si bien que nous avons maintenant soif. Et faim. Des fontaines distribuent de l'eau un peu partout. Nous grignotons un en-cas acheté sur un petit marché touristique. Pour le dessert, une glace est la bienvenue. Nous nous enfonçons ensuite dans le Barri Gòtic pour rallier la Plaça Reial et récupérer nos sacs à l'AJ.
Nous arrivons en début de soirée à Ripoll. Nous y avons réservé une chambre dans un hôtel soi-disant "sport", qui doit sans doute accueillir surtout des groupes. Nous avons un peu de mal à trouver l'entrée car il y a plusieurs bâtiments et l'adresse de la chambre n'est pas la même que celle de l'accueil. Finalement, nous trouvons la réception, mais aucun réceptionniste. Antoine appelle un des numéros de téléphone indiqués dans le hall et tombe sur un jeune gars sympathique qui lui explique que, ne pouvant être présent ce soir, il a laissé une enveloppe à notre intention sous le paillasson. L'enveloppe est trouvée, non sans mal car le gars croit que nous sommes à l'entrée de l'autre bâtiment. Nous voilà maintenant en possession de la clé, mais elle ne correspond à autre numéro de chambre du bâtiment. Quelques allers-retours plus tard, nous avons fini par trouver la porte qu'ouvre le clé et posé nos sacs dans la pièce.
Nous sortons dans le centre-ville pour dîner. Mais nous sommes loin du littoral et ce n'est plus le week-end de Pâques. Résultat : il n'y a pas grand-monde dans les rues malgré l'heure déjà avancée et pas grand-chose d'ouvert non plus. Nous tournons un moment avant de dégoter un bar à burgers tenu par trois jeunes femmes dynamiques. Populaire et tout à fait bon. De toute façon, on n'avait pas le choix.
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